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Auteur : Shin
Editeur original : www.lesforges.org
Date de première publication : 29/07/2008

Quelques astuces sous Photoshop


Le tutorial qui va suivre est un petit recueil d’astuces utilisables sous Photoshop (et qui ont pour la plupart des équivalents dans des logiciels comme Painter ou PaintShopPro). Pour la plupart, elles sont très basiques, mais j’estime qu’elles sont essentielles lorsqu’on débute avec le logiciel. En espérant qu’elles vous aideront à progresser :D

1. Le fonctionnement des calques


L’intérêt principal d’un logiciel comme Photoshop par rapport à Paint, c’est qu’il permet d’utiliser ce qu’on appelle des calques : on peut en effet séparer le dessin en plusieurs « couches » à sa guise, les fameux calques, qu’on peut gérer simplement à l’aide du petit menu Calques (qui apparaît lorsqu’on appuie sur F7). Par exemple, pour plus de commodité, je peux choisir de séparer les bleus et les rouges sur un dessin pour pouvoir les traiter séparément.
Une particularité des calques est ce qu’on appelle les modes : en modifiant le mode d’un calque, on va pouvoir modifier la façon dont il va se superposer avec les autres. Par exemple, le mode Normal est celui de base, où les couleurs se superposent simplement et le mode Densité Linéaire – est extrêmement pratique pour les effets de brillance. Les modes se règlent aussi dans les menus Calques.
Un dernier intérêt des calques est de pouvoir les rendre invisibles, par exemple si vous voulez voir le rendu de votre dessin sans lineart, juste avec le couleur : il vous suffit pour cela de cliquer sur l’icône en forme d’œil à gauche du nom du calque, ce qui fera apparaître ou disparaître votre calque (sans le supprimer, hein ? :p) et par exemple de voir votre couleur sans lineart.


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2. Utilisation des calques pour les linearts


Pour coloriser un dessin que vous avez scanné, la première chose à savoir c’est comment utiliser son lineart. Plutôt que de peindre à même le dessin, ce qui se solde souvent par un affreux effet Paint, il est intéressant de se servir des modes de fusion : placez le lineart au sommet de votre pile de calque, en mode Produit, puis créez un nouveau calque en dessous où vous pouvez commencer à peindre. La couleur apparaîtra alors sous le trait du lineart, ce qui vous permettra d’être tranquille pour coloriser. Vous pouvez aussi tenter des variantes, comme le mode Densité Couleur +, qui donnera de la couleur à votre lineart, mais qui est souvent moins pratique.

Remarque importante : n’allez surtout pas me confondre le mode Densité Couleur + et l’outil Densité +, que vous devez bannir de votre boîte à outils :p


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3. La plume


Il est souvent utile pour pouvoir coloriser de pouvoir poser des à-plats de couleur (c’est même essentiel si vous travaillez dans un style anime par exemple). L’utilisation de l’outil Pot de peinture est hors de question dans la mesure où elle laisse d’affreux contours pixellisés (à moins que vous ne soyez en train de faire du pixel art, je suppose que vous n’en voulez pas :p) et contrairement à ce qu’on pourrait croire, poser les à-plats au pinceau est assez long. Pour pouvoir remédier à ce problème, il est intéressant de considérer l’outil Plume : celui vous permet de poser d’un clic des points qui sont reliés les uns aux autres par une chaîne. Une fois tracé une séries de points qui se referment pour former un polygone, le polygone en question est automatiquement rempli de la couleur voulue. Pour parler plus simplement, il vous suffit de placer suffisamment de points sur le contour de la zone à colorier pour que celle-ci soit remplie de couleurs. Ceci vous permettra de poser rapidement vos à-plats de couleur.

Remarque : Fil me signale que d’après lui, la pose d’à-plats est plus rapide au pinceau qu’à la plume. Envoyez nous vos propres constatations pour prouver à ce jeune mécréant que Shin a toujours raison >:D


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4. Le verrouillage


Le verrouillage est une option pratique pour travailler proprement. Vous avez sans doute remarqué qu’après avoir posé vos à-plats de couleur, il est difficile de shader correctement sans déborder, ce qui nécessitera plus tard un fastidieux détourage. Pour éviter ceci, sélectionnez le calque où se trouve vos à-plats dans le menu Calques et cochez la petite case représentant un damier (si vous laissez la souris dessus, vous pourrez voir le mot Verrouillage apparaître). Un petit cadenas apparaît à côté du nom du cadre. Ainsi, lorsque vous peindrez sur ce calque, la couleur ne sera modifiez que sur la zone de l’à-plat et pas ailleurs. Si vous voulez par la suite peindre hors de l’à-plat sur le calque, il vous suffit de déverrouillez le calque, quitte à remettre le verrou après.

Remarque : le calque le plus bas (l’arrière-plan) est verrouillé par défaut.


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5. Les masques


Une autre astuce intéressante est l’utilisation des masques. Regardez en bas de la boîte à outils : vous pouvez voir côte à côte deux rectangles avec un cercle au milieu, dont l’un est coché. Celui qui est coché corresponde au mode Normal, l’autre au mode Masque. En mode normal, vous peignez comme d’habitude, avec toute votre gamme de couleurs, etc. En mode Masque, vous n’avez que du noir et du blanc et quand vous peignez, le noir apparaît en rouge (étrange me direz vous). Mais à quoi cela sert-il donc ? Et bien, en repassant du mode Masque au mode Normal, l’image que vous aviez dessinée en noir et blanc en mode masque va être transformée en une sélection. Mais pas n’importe laquelle : les pixels sont « plus ou moins sélectionnés » en fonction de la luminosité de votre dessin. Pour être plus clair, si le pixel était peint en blanc (ou rien du tout) en mode Masque, il est sélectionné à 100%, s’il était peint en noir (ce qui apparaîtra donc rouge) en mode Masque, il sera sélectionné à 0%. Et c’est là que ça devient intéressant, parce qu’entre les deux, vous disposez d’une foultitude de nuances de gris : si un pixel est gris à 50%, il sera sélectionné à 50% et donc si vous lui appliquez un effet, il le subira à 50%. Par exemple, si vous faites une sélection dans le mode Masque puis que vous faites Suppr dans le mode Normal, les pixels marqués de rouge pur (noir) ne seront pas touchés, les pixels sans marque (blanc) seront totalement supprimés et les pixels marqués de rouge intermédiaire (gris) seront plus ou moins supprimés. Ca peut paraître très compliqué dit comme ça, mais testez directement dans Photoshop, c’est en réalité très simple.
Et l’intérêt me direz-vous ? Et bien, l’intérêt des masques réside dans la possibilité de faire des sélections nuancées. Par exemple, supposons que vous vouliez que votre colorisation soit très saturée près de la source de lumière et quasiment grise loin de la source de lumière. Pour cela, il suffit d’utiliser un dégradé circulaire noir et blanc, centré sur la source de lumière. Si vous avez mis le noir au milieu, baissez la saturation (avec Ctrl+U par exemple) : la saturation baissera fortement vers l’extérieur et pas du tout au centre. Si vous avez mis le blanc au milieu, augmentez la saturation : la saturation montera fortement au centre et pas du tout à l’extérieur. Je vous conseille de le tester vous-mêmes, c’est vraiment très compliqué à dire, mais très simple à faire :)

Sur le screen, on peut voir à gauche le mode Masque : quand je peins, le noir apparaît en rouge. A droite, je repasse au mode Normal et ce que j’ai peint se transforme en sélection. Quand je fais Suppr, c’est ce qui était incolore en mode Masque qui disparaît et ce qui est rouge pur qui reste :p


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6. Quelques raccourcis


Ctrl+U : désaturation de l’image
Ctrl+Maj+U : menu de réglage de la saturation, de la teinte et de la luminosité
Ctrl+R : afficher/masquer les repères sur les côtés
Ctrl+» : activer/désactiver le magnétisme
Ctrl+T : mode transformation manuelle (pour étirer l’image, la pivoter, la réduire, l’agrandir, etc.)
Maintenir shift + tracer un trait : tracer un trait vertical ou horizontal
Tab : afficher/masquer tout sauf le dessin
Alt + clic : utiliser la deuxième fonction de l’outil (extrêmement utile pour le shading avec le pinceau et le crayon, car il permet d’utiliser très rapidement la pipette et de sélectionner les teintes intermédiaires d’un dégradé)
Ctrl+D : désélectionner (pensez y si tout d’un coup vous n’arrivez plus à peindre, c’est peut-être tout simplement parce que vous avez laissé une petite sélection quelque part)
Ctrl+E : fusionner le calque sélectionné avec le calque de dessous
Ctrl+Maj+E : fusionner tous les calques visibles
Ctrl+Maj+C : copier en une image tout ce qui est visible à l’écran (si vous vous contentez d’un classique Ctrl+C, Photoshop copiera seulement le contenu du calque sur lequel vous êtes)
Ctrl+Z : switcher entre l’état actuel et l’état antérieur (attention, ce n’est pas le Ctrl+Z habituel. Imaginons que vous êtes à l’état n : faire Ctrl+Z une fois vous enverra à l’état n-1, faire Ctrl+Z une deuxième fois ne vous emmènera pas à l’état n-2 mais vous ramènera à l’état n. Une troisième fois vous renvoie sur l’état n-1, et ainsi de suite. Une fois de plus, c’est difficile à expliquer, mais très simple à comprendre : essayez par vous-mêmes :p)
Ctrl+Alt+Z : retour à l’étape précédente (c’est celui-ci le classique « Undo »)
Ctrl+Maj+Z : rétablir une action

Les classiques Ctrl+X, Ctrl+V, etc. marchent pour la plupart très bien aussi, pensez à les utiliser :)

N’oublions pas non plus que chaque outil de votre boîte est associé à une lettre, ce qui permet par exemple de peindre sans le menu Boîte à outils (très pratique après avoir appuyé sur Tab). Voici les principaux raccourcis correspondants :

B (Brush) : le pinceau ou le crayon de base
E (Eraser) : la gomme
M : la sélection
Z : la loupe (utilisez plutôt Ctrl++ et Ctrl+- me souffle Fil :p)


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7. Les trois généraux du mal absolu


Pour conclure ce tutorial, j’aimerais revenir sur trois points, ou plus exactement trois choses à ne JAMAIS faire. Si cela ne vous semblait pas suffisant, je vous invite à passer le mot jamais en police 30, en gras et en vert fluo (oui, le ton est affreusement mélodramatique, mais je crois que vous n’imaginez pas – encore – à quel point ces apparents « trucs » Photoshop sont ignobles, affreux, répugnants, dégoûtants et j’en passe). Sur ce, énumérons une à une, la voix tremblante, ces infamies, j’ai nommé les trois généraux du mal absolu :

- On ne fait jamais de dégradé en floutant à l’aide de l’outil Doigt.
- On ne choisit jamais la couleur de l’ombre en ajoutant du noir ou du gris à la couleur de base (à moins de travailler sur un dessin N&B et c’est la seule exception).
- On ne dessine jamais d’ombre ou de lumière en utilisant l’outil Densité +/-.


Ceci pourra sans paraître bizarre au premier abord, mais sachez que c’est une ABSOLUE nécessité de ne pas tomber dans l’un de ces trois écueils. C’est à peu près aussi répugnant que le dégradé tout fait de Photoshop, c’est dire si c’est écœurant >:3


En vous souhaitant une excellente continuation,
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puce Commentaire de Molokov ~ posté le 05/01/2010 à 21:31
Eh je sais enfin à quoi sert ces masques, merci :)

Sinon sur les généraux du mal absolu, tu es assez méchant.
Personnellement j'utilise beaucoup l'outil densité, même pour faire des ombres et des lumieres, et le dégradé photoshop est mon outil préféré du moment.
Ce ne sont que des outils au final, et je pense qu'il y'a autant de mauvais outils que de mauvais travailleurs.

Quelques exemples de réalisations avec ces outils:

Ce pont, c'est 90% d'utilisation de densité+/-:


Pas tres convaincant mais c'est la densité qui m'a tout fait:


Des dégradés en mode overlay ca vous reveille un calque:


Et j'en ai des tas d'autres :)

Mais un truc me chagrine, pas un mot sur le lasso polygonal, le meilleur outil de photoshop, alors que y'a un paragraphe sur la plume super mal foutue.
Sans deconner je fais 95% de mes trucs au lasso. Et ca fait pas des trucs carrés moches. Et c'est super simple alors que la plume c'est le même résultat mais on se fait chier avec des tonnes de calques bizarres et vectoriels ><
exemple de réalisation au lasso:
L'homme aux mille projets.
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